Le business florissant du clonage d’animaux

La chanteuse américaine Barbra Streisand a annoncé avoir cloné sa chienne, relançant le débat sur une pratique controversée. Des Etats-Unis à la Corée du Sud, le clonage d’animaux d’élevage et de compagnie se porte bien.

Après le décès de sa chienne Samantha en 2017, la chanteuse américaine Barbra Streisand explique avoir recueilli des cellules de sa bouche et de son estomac pour pouvoir retrouver la réplique exacte de sa compagne. En double. Miss Violet et Miss Scarlett sont les clones de Samantha.

 

«Elles ont deux personnalités différentes. J’attends qu’elles soient plus âgées pour voir si elles ont ses yeux bruns et son sérieux», a-t-elle déclaré à Variety. Avec cette déclaration au magazine américain, Barbra Streisand réveille le débat sur l’éthique du clonage et dirige les projecteurs vers le business du clonage des animaux de compagnie.

 

Plus de vingt ans après le clonage de la fameuse brebis Dolly, les techniques du clonage animal évoluent pour tendre petit à petit vers son industrialisation.

 

Pourquoi cloner son animal de compagnie ?

 

Le clonage animal est défini par European Food Safety Authority (EFSA) comme le fait de «produire un animal qui est, essentiellement, une copie de l’original».

 

Pour obtenir une copie génétique d’un animal, on remplace le noyau d’un ovule non fécondé (ovocyte) par celui d’une cellule du corps de l’animal que l’on veut cloner pour former un embryon. On transfère ensuite cet embryon dans l’utérus d’une mère porteuse. C’est la technique du transfert nucléaire de cellules somatiques (SCNT).

 

Pour Barbra Streisand, l’objectif de cette opération était de retrouver Samantha. Sauf que dans la pratique, les clones ne sont pas strictement identiques entre eux et vis-à-vis de leur original.

 

Dominique Morello, chercheuse en biologie moléculaire au CNRS, avait expliqué en 2016 que les gènes ne font pas tout. «L’environnement fœtal, postnatal, l’alimentation, etc. modifient le programme génétique sans affecter les gènes eux-mêmes. Un peu comme une partition qui serait jouée par différents chefs d’orchestre : la partition est la même, mais les nuances sont différentes. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique [des changements de l’activité des gènes qui ne sont pas liés à l’ADN, ndlr].»

 

 

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Posted by: Drakweb on

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