Prévision de la croissance de l’exploitation animale en 2018

L’exploitation animale connaît une croissance immense ; d’ici 2026, rien que la production de “viande” à l’échelle mondiale devrait augmenter de 13%. Bien entendu, l’écrasante majorité de cette croissance repose sur les pays du tiers-monde, qui adoptent le mode de consommation des pays riches.

Voici un petit aperçu pour 2018, avec des données fournies par la Rabobank, une très puissante institution financière internationale de bancassurance d’origine néerlandaise.

 

Commençons par regarder et mettre de côté la question du végétalisme. Il est vrai, et heureusement, qu’il existe une croissance puissante de la consommation végétalienne. Voici les tableaux montrant cette croissance.

 

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Mais les chiffres sont en milliers de tonnes… Ce n’est strictement rien aux non pas millions, mais milliards de tonnes de l’exploitation animale… Des tonnes qui masquant un nombre gigantesque d’êtres vivants!

 

L’une des formes d’exploitation qui connaît ici la plus forte croissance est l’aquaculture. Celle-ci devrait connaître l’année prochaine une croissance d’entre 3 et 4%, notamment en raison de la généralisation de cette forme dans le monde, son extension à l’Afrique, l’Amérique latine, le Sud-Est asiatique.

 

La pêche ne connaît quant à elle pas de changement concernant son niveau.

 

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Certains secteurs de production connaissent eux-mêmes une croissance significative. Ainsi, aux Etats-Unis, la consommation de produits d’origine bovine augmente, tout comme massivement leur exportation.

 

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Au Brésil, la production continue sa croissance dans les secteurs des cochons et des poulets… On parle là encore une fois de millions de tonnes.

 

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Il en va de même des boeufs au Brésil, ainsi qu’en Argentine où la croissance reprend sa marche après une chute en 2010.

 

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Il ne faudrait pas croire que l’Union Européenne ne participe pas à cette tendance. Voici les chiffres pour les exportations tout d’abord, et ensuite la consommation des poulets, en pleine expansion.

 

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En ce qui concerne les cochons et les boeufs, cela reste stable sur le plan de la consommation locale (parallèle à la croissance des exportations).

 

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En Chine, la production concernant les cochons augmente après un pic suivi d’un recul, mais les importations continuent massivement.

 

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Il en va de même pou les importations de boeufs, alors que pour les poulets, il y a une vaste modernisation en cours. Les marchés locaux ont été fermés pour des raisons d’hygiène, ce qui est un pas essentiel vers le passage à une consommation de type industrielle (avec abattoirs modernes, produits réfrigérés, une chaîne de distribution systématisée, etc.).

 

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Les poulets sont, malgré le ralentissement chinois, les victimes de la croissance de la production des autres pays du sud-est asiatique.

 

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Ce qu’on voit ici est très clair et signifie qu’il faut avoir en tant que personnes véganes un point de vue mondial concernant les animaux, et certainement pas uniquement national. Célébrer une avancée ici en France, en admettant qu’elle soit réelle, est totalement hypocrite par rapport à la croissance mondiale de l’exploitation animale…

 

C’est même une trahison de la Cause.

 

 

source http://laterredabord.fr

 

 

Vigneulles-lès-Hattonchâtel – Animaux en souffrance à la ferme

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Une forte odeur de cadavre repérée dans un parc a abouti à un contrôle d’exploitation par la Direction départementale de la cohésion sociale, qui a relevé 2 délits et 35 contraventions liés au bien-être des animaux.

 

 La liste des infractions a de quoi impressionner. Deux délits et 35 contraventions de 3e , 4e  et 5e  classes reprochés à un exploitant agricole de 53 ans installé depuis 2001 à Vigneulles-lès-Hattonchâtel, faits commis entre le 3 avril et le 17 novembre 2017. Tous sont liés au bien-être et la protection des animaux, au manquement de règles édictées par le code rural.

 

L’affaire commence le 23 mars 2017 lorsque des gendarmes, dans le cadre d’une mission de prévention de proximité, repèrent une forte odeur dans un parc. Ils y découvrent un poney mort recouvert d’asticots.

 

Son propriétaire, le prévenu, est contacté. Ce dernier indique aux forces de l’ordre que l’animal est mort en février et qu’un ami souhaite conserver son squelette. Au mépris de l’obligation de transporter la carcasse dans une société d’équarrissage.

 

Alertée à son tour, la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection de la population (DDCSPP) de la Meuse s’empare du dossier, ordonne un contrôle de l’exploitation et constate un manque de soins et d’hygiène (eau, nourriture) sur de nombreux animaux, ânes, chevaux, vaches, moutons, dindons, etc.

 

Terre-neuve en plein soleil avec une otite purulente

 

Une chèvre est « retrouvée attachée à une balançoire avec une corde de 10 cm », « 12 vaches sont regroupées au fond du parc à proximité immédiate du poney en décomposition et d’un cours d’eau ». Un chien Terre-neuve est découvert en plein soleil souffrant d’une otite purulente depuis une dizaine de jours. Sans compter une absence de traçabilité des animaux, sans aucun registre d’élevage.

 

À la barre, le quinquagénaire tente de justifier que des obligations vétérinaires n’étaient pas forcément nécessaires à ses yeux, qu’il a fini par faire soigner son chien, de toute façon qu’il n’a pas les moyens financiers d’assumer les soins car l’exploitation va mal depuis 2014. La vente de bovins, son activité principale, s’effectue à perte,

 

« comme de nombreux agriculteurs. On va droit dans le mur. Je vais être obligé d’arrêter les bêtes et de travailler à côté », se désole-t-il. Et comme les céréales sont loin de compenser le manque à gagner, l’exploitation ne génère plus aucun revenu.

 

 

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