Cirques avec animaux : tensions dans les communes qui les refusent

chameaux

De nombreuses municipalités se positionnent contre l’accueil des cirques avec animaux sauvages. Le mouvement prend même de l’ampleur, en dépit de l’absence totale de réaction au sommet de l’Etat concernant une interdiction au plan national. Un silence dont profitent les circassiens qui font de la résistance. 30millionsdamis.fr fait le point.

 

Saint-Denis, en région parisienne. Sur la place du 8 mai 45 on peut apercevoir des tigres enfermés dans des cages minuscules (7/3/2018). Pourtant, le 21 décembre 2017, le Conseil municipal de la ville s’est prononcé contre la tenue de spectacles itinérants avec animaux sauvages sur la commune. Mais le cirque Europa a décidé d’aller à l’encontre de cette volonté…

 

La mairie de Saint-Denis s’estime trompée

 

« Ils nous ont contacté en janvier pour demander une occupation de voierie en nous assurant par écrit ne pas posséder d’animaux sauvages, confie la Mairie dionysienne à 30millionsdamis.fr. Mais depuis leur installation, des habitants nous ont alerté sur la présence de fauves. Nous avons pris un arrêté leur demandant de ne plus occuper le terrain mais ils refusent de partir. Nous nous apprêtons donc à contacter la police nationale. Les choses devraient s’accélérer dans les prochaines heures… » Outre quatre tigres, des chameaux et des poneys sont également présents sur le site.

 

L’impuissance de la mairie de Paris

Deux semaines plus tôt, c’est la capitale qui a été prise de court par l’installation forcée du cirque Crone, Porte de Pantin dans le 19e arrondissement. Ou plutôt du cirque Olympique, ou Olympia… Car l’établissement a récemment opéré un curieux changement de nom. « Ces modifications de nom sont courants, rapporte l’association Code Animal, spécialiste des cirques. Cela leur permet de renforcer une certaine opacité. Ainsi, ils sont plus difficilement suivis par les militants de la cause animale et les services vétérinaires. Cela rend certaines enquêtes impossibles. »

 

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Agen : un rassemblement contre les animaux sous les chapiteaux

anti cirques

Mobilisation d’une dizaine de personnes, samedi, devant le cirque Amar.

 

Le nez et les yeux peinturlurés de noir, dans un costume de panda qui lui fait monter la température corporelle, Natacha brandit une pancarte sur le bord de l’avenue : « On veut dire aux gens que l’on peut amuser les enfants autrement qu’en les amenant voir des fauves dans un cirque ».

 

Avec une cinquantaine de militants de la cause, elle est venue dénoncer l’exploitation des animaux sous les chapiteaux. Un rassemblement de citoyens, tel que présenté par David, porte-parole de l’opération organisée, samedi, devant les portes du cirque Amar, en représentation pour deux séances.

 

Le maire d’Agen visé

 

« Le message est que nous ne sommes pas contre le cirque. Mais nous sommes pour les cirques sans animaux. Ce n’est pas leur place naturelle, ils sont confrontés au stress du public, des représentations, du dompteur. Les animaux sauvages ne sont pas nés pour des acrobaties ». L’action, plus globale que particulièrement tournée contre Amar, se voulait sensibilisante à l’endroit du public.

 

 

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