La présence d’un loup «avérée» pour la première fois dans le département

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Après l’attaque sur un mouton, dans la nuit du 26 au 27 février à Saint-Pierre-de-Boeuf, un animal solitaire a été identifié par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la Louveterie départementale.

 

La préfecture a confirmé la présence d’un loup dans la Loire, par le biais d’un communiqué publié ce mardi après-midi. Dans celui-ci, il est indiqué que « dans la nuit du 26 au 27 février, une attaque avec prédation sur un mouton a eu lieu sur la commune de Saint-Pierre-de-Boeuf.

 

L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et la Louveterie départementale se sont rendus sur les lieux, afin d’effectuer les constatations et analyser les circonstances de l’attaque et les causes de la prédation ».

 

Une présence « attendue » selon la préfecture

 

Il est précisé qu’ à la suite de cette expertise, « réalisée sur la base de ce constat, et d’un piège photographique, a conclu à la présence sur les lieux d’un loup solitaire. Il s’agit du premier constat de présence avérée du loup sur le département de la Loire. Jusqu’à ce jour, tous les signalements de passage ou présence potentielle de loup avait été démentis sur la base des expertises de terrain réalisées.

 

Une présence qui n’est pas une surprise pour les services de l’Etat: « Ce premier constat de présence ou de passage avéré du loup sur le département de la Loire était attendu, étant effective depuis plusieurs années dans des départements voisins ».

 

Les autorités se veulent pour autant rassurantes: « A ce stade, ce constat ne conduit pas à considérer le département comme une zone de présence permanente de l’espèce. Il convient néanmoins de déployer dans le département les premières dispositions et mesures prévues au plan national loup ».

 

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Le «plan loup» confirme un plafond d’abattage de 40 loups en 2018

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Après un an et demi de concertation, le gouvernement a adopté, ce lundi, le nouveau «plan loup» 2018-2023. Si 40 canidés pourront être abattus d’ici au 31 décembre 2018, l’exécutif veut augmenter la population à 500 spécimens en 2023. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.

 

Après un an et demi de travail, le nouveau «plan loup» a été adopté, ce lundi, par le gouvernement. Le texte, qui vise à pacifier la cohabitation conflictuelle entre le prédateur et les éleveurs, prévoit notamment l’autorisation d’abattre 40 loups maximum sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018. Mais il entend également pérenniser la présence du loup en France et prévoit une population de 500 individus dans le pays d’ici 2023 contre environ 360 actuellement.

 

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Le plafond d’abattage de 40 spécimens – identique à celui de l’an dernier mais désormais calé sur l’année civile et non plus de juillet à juin – pourra toutefois être «actualisé une fois connus les chiffres de la population au printemps, pour être porté à 10% de l’effectif moyen de la population à partir de 2019», précise ce texte. «Dans l’hypothèse où ce plafond serait atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur aura la possibilité d’activer l’autorisation de tirs de défense additionnels dans la limite de 2 % supplémentaire» ajoute le Plan.

 

En cas de situation exceptionnelle, précise le document, «le préfet coordonnateur pourra autoriser les tirs de défense simple au-delà de ce plafond pour que les éleveurs puissent se défendre toute l’année». «Notre inquiétude, c’est qu’il faudra l’accord du préfet coordonnateur pour dépasser la limite des 40 loups autorisée quand il y a une attaque», a réagi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, lors d’une conférence de presse. «Nous avons demandé qu’à chaque attaque, on tue le loup en cause. Cela permet d’éliminer le loup agressif et d’apprendre aux autres ce qui se passe quand on s’approche des troupeaux», a-t-elle ajouté.

 

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