Vigneulles-lès-Hattonchâtel – Animaux en souffrance à la ferme

Une forte odeur de cadavre repérée dans un parc a abouti à un contrôle d’exploitation par la Direction départementale de la cohésion sociale, qui a relevé 2 délits et 35 contraventions liés au bien-être des animaux.

 

 La liste des infractions a de quoi impressionner. Deux délits et 35 contraventions de 3e , 4e  et 5e  classes reprochés à un exploitant agricole de 53 ans installé depuis 2001 à Vigneulles-lès-Hattonchâtel, faits commis entre le 3 avril et le 17 novembre 2017. Tous sont liés au bien-être et la protection des animaux, au manquement de règles édictées par le code rural.

 

L’affaire commence le 23 mars 2017 lorsque des gendarmes, dans le cadre d’une mission de prévention de proximité, repèrent une forte odeur dans un parc. Ils y découvrent un poney mort recouvert d’asticots.

 

Son propriétaire, le prévenu, est contacté. Ce dernier indique aux forces de l’ordre que l’animal est mort en février et qu’un ami souhaite conserver son squelette. Au mépris de l’obligation de transporter la carcasse dans une société d’équarrissage.

 

Alertée à son tour, la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection de la population (DDCSPP) de la Meuse s’empare du dossier, ordonne un contrôle de l’exploitation et constate un manque de soins et d’hygiène (eau, nourriture) sur de nombreux animaux, ânes, chevaux, vaches, moutons, dindons, etc.

 

Terre-neuve en plein soleil avec une otite purulente

 

Une chèvre est « retrouvée attachée à une balançoire avec une corde de 10 cm », « 12 vaches sont regroupées au fond du parc à proximité immédiate du poney en décomposition et d’un cours d’eau ». Un chien Terre-neuve est découvert en plein soleil souffrant d’une otite purulente depuis une dizaine de jours. Sans compter une absence de traçabilité des animaux, sans aucun registre d’élevage.

 

À la barre, le quinquagénaire tente de justifier que des obligations vétérinaires n’étaient pas forcément nécessaires à ses yeux, qu’il a fini par faire soigner son chien, de toute façon qu’il n’a pas les moyens financiers d’assumer les soins car l’exploitation va mal depuis 2014. La vente de bovins, son activité principale, s’effectue à perte,

 

« comme de nombreux agriculteurs. On va droit dans le mur. Je vais être obligé d’arrêter les bêtes et de travailler à côté », se désole-t-il. Et comme les céréales sont loin de compenser le manque à gagner, l’exploitation ne génère plus aucun revenu.

 

 

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Posted by: Drakweb on

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